Maire : Christian GOUPSY (2020-2026)
Population : 1 328 (Insee 2021)
Région : Haut de France
Département : Oise
Arrondissement : Beauvais
Canton : Méru
Intercommunalité : Communauté de communes des Sablons
Densité : 78 habitants/km2
Superficie : 17.09 km2

Fresneaux-Montchevreuil est une ancienne commune française située dans le département de l’Oise, en région Hauts-de-France.
Elle a fusionné le 1er janvier 2019 avec Bachivillers pour former la commune nouvelle de Montchevreuil.
Montchevreuil est un bourg périurbain picard situé en limite sud du pays de Thelle, au creux d’une vallée et dominée par les ruines de son château. Il se trouve à une vingtaine de kilomètres à l’est de Gisors et à la même distance au sud-ouest de Beauvais.

  • Jouy-sous-Thelle
  • Le Mesnil-Théribus
  • Les Hauts-Talican
  • La Corne en Vexin
  • Fresnes-Léguillon
  • Pouilly
  • Senots

La commune est drainée par le Ru du Mesnil, qui se jette dans le canal de Marquemont à Monneville.

La prononciation dialectale de Fresneaux est en API (alphabet phonétique international). Ce nom est attesté en 1150 sous la forme Franeae. Il signifie « les petits frênes », du latin fraxinus « frêne », avec le suffixe diminutif -ellum.
Montchevreuil, nom d’un hameau de la commune, noté Montchevreul en 1169, puis de monte chevrel en 1192, est un composé médiéval de mont « hauteur, colline » et de chevreul « chevreuil ». Chevreul est la forme dialectale locale de chevreuil.

La commune, créée par la Révolution française sous le nom de Freneau en 1793, prend en 1801 sa dénomination de Fresneaux-Montchevreuil.

Aux XIXe et XXe siècles, la commune de Fresneaux-Montchevreuil avait une activité de fabrication de boutons en nacre avec l’usine créée par Delarue, puis reprise par Miron, puis par Dangu en 1933 et son fils en 1978. Ce dernier fournissait des fabricants de chemises ou de pyjamas, ainsi que des magasins comme les Nouvelles Galeries. Cette usine disposait avant 1900 d’une machine à vapeur pour fournir sa force motrice. En 1933, celle-ci était fournie par un moteur diesel Ruston Hornsby horizontal de 28 ch. L’usine salariait 20 ouvriers en 1909, 23 ouvriers en atelier, 8 à domicile en 1933 : 23. À la fin de l’exploitation, en 1978, elle n’employait plus que 3 ouvriers.

Le village a été desservi de 1905 à 1934 par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer départementaux de l’Oise reliant Méru à Labosse. Cette ligne, où circulaient trois trains journaliers, servait essentiellement au trafic de fret, essentiellement du transport des betteraves et de ses pulpes.

Le territoire de la commune a été marqué par le travail de la nacre, comme de nombreux villages des Sablons. Au début du XXe siècle le village comptait 5 usines de boutons‚ 2 fabricants d’outils pour les boutonniers‚1 fabricant de jetons‚ 1 tabletier, boutonniers. De nombreux habitants, en particulier les femmes, travaillaient à domicile pour ces usines.

Les communes de Fresneaux-Montchevreuil et de Bachivillers membres respectivement de la communauté de communes des Sablons et de communauté de communes du Vexin Thelle, décident, après une réunion publique tenue dans chaque village, de fusionner pour former le 1er janvier 2019 la commune nouvelle de Montchevreuil.

Résultant de la fusion des communes de Bachivillers et Fresneaux-Montchevreuil, la commune nouvelle a été créée par un arrêté préfectoral du 26 décembre 2018 qui a pris effet le 1er janvier 2019.

Augustin Philippe de Mornay de Montchevreuil, député de l’Oise, mort à Montchevreuil en 1893.

Madame de Maintenon (1635-1719), dame française des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut l’épouse puis la veuve de Paul Scarron puis titrée marquise de Maintenon, et épouse secrète de Louis XIV, a résidé à de nombreuses reprises au château de Montchevreuil. Henri de Mornay, marquis de Montchevreuil (1622-1706), a été témoin de son mariage avec Louis XIV.

Le Maréchal Soult, militaire et homme d’État français, a également fréquenté le château.

Le Château de Montchevreuil

L’histoire du Fresneaux est fortement liée à la famille de Mornay qui occupât le château pendant près de 500 ans. Le château actuel (propriété privée), en ruine, date des 16ème, 17ème et 19ème siècle. Il repose sur les fondations d’un château du 12ème. Madame de Maintenon (1635-1719) y a de nombreuse fois séjourné. Henri de Mornay, Marquis de Montchevreuil (1622-1706), fut même témoin lors de son mariage avec Louis XIV. Le maréchal Soult (1769-1851) fut l’un des illustres visiteurs du château.

Photos du château par Félix Martin-Sabon (1846-1933)

L’église St Germain 

L’église Saint-Germain, des XIIème et XVIème siècles, inscrit au Monuments Historiques en 2001, retrace les grandes périodes architecturales du Moyen-Age au 19ème siècle. La nef, partie la plus ancienne de l’édifice, date du 11ème siècle. Elle est prolongée par le chœur (1528), les transepts et l’abside typique du Gothique Flamboyant. Le portail nord daté de 1538 porte l’empreinte de la Renaissance. Certains vitraux sont du 19ème siècle. 3 verrières du 16ème classées à l’ISMH ont été préservées. Texte extrait « église de l’Oise »

La Pyramide

On peut découvrir près du ru du Mesnil une construction insolite : une pyramide sous laquelle repose Germain Gaillard, maire de Fresneaux-Montchevreuil du 28 mai au 14 novembre 1832.

L’église Saint Sulpice et Saint Lucien

Édifice dont l’intérêt réside surtout dans les trois magnifiques fenêtres à remplage flamboyant de son chœur et de la chapelle qui le flanque au nord. Utilisant principalement le silex – un matériau que l’on trouve en abondance sur le plateau crayeux du Thelle – la nef unique doit être d’origine ancienne mais a perdu tout caractère d’authenticité : d’époques diverses, façade, contreforts, ouvertures traduisent en effet l’histoire mouvementée de cette partie de l’église.

Bien cohérent est en revanche l’ensemble constitué par le chœur et la chapelle nord. Moins haute et moins large, la chapelle – vraisemblablement à usage seigneurial – apparaît comme une réplique réduite du chœur. Tous deux sont couverts d’une voûte d’ogives à profil prismatique reçue aux quatre angles sur des culs-de-lampe sculptés. Les voûtes comportent chacune une clef ornée d’un écusson où se reconnaissent les armoiries d’Antoine de Gaudechart, seigneur de Bachivillers, et de sa femme, ce qui permet de dater au plus tard l’achèvement du chœur et de la chapelle peu avant le milieu du 16ème siècle. Les trois fenêtres qui ajourent cette partie de l’édifice ont conservé leur magnifique réseau flamboyant à trois lancettes (deux pour la chapelle) surmontées de soufflets et de mouchettes.

Une chapelle bâtie peu après au sud du chœur complète le plan de l’édifice. Fortement saillante, moins haute et non voûtée, c’est une construction effectuée à l’économie comme le confirment l’usage du silex pour les maçonneries, l’absence de contreforts – auxquels se substitue un simple renforcement des angles par une alternance de briques et de pierres – et le percement de fenêtres en plein cintre, sans remplage (2003). Texte extrait « église de l’Oise »